07 novembre 2007
Une minorité d'étudiants alimente la grogne des facs
"Attentive", Valérie Pécresse reçoit dès aujourd'hui l'ensemble des organisations étudiantes.
→ Qui sont les contestataires ? Formé à la rentrée, le Collectif étudiant contre l'autonomie des universités (Cecau) regroupe plusieurs organisations syndicales proches de l'extrême gauche, parmi lesquelles SUD-éducation, la Fédération syndicale étudiante (FSE), les Jeunesses communistes, les étudiants communistes (UEC), et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Certains membres de l'Unef, principal syndicat étudiant et proche du Parti socialiste s'associent à la fédération. L'Unef reste toutefois en retrait pour le moment. Parmi les contestataires auraient été aperçus des leaders du mouvement anti-CPE du printemps 2006. Dans chaque université, seules quelques poignées d'étudiants « ou d'anciens étudiants » sont pour le moment réellement actifs, selon la Conférence des présidents des universités.
→ Quelles sont leurs revendications ? Une minorité des contestataires souhaite l'abrogation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités. « C'est un premier pas pour mettre les universités hors de tout contrôle », assure Xavier, de la LCR. Le Cecau appelle les étudiants à « amplifier le mouvement », en établissant « des piquets de grève ». Pour les plus modérés, dont l'Unef, l'abrogation est un objectif « qui n'est pas atteignable ». Il s'agit plutôt de renégocier certains points du texte. « La démocratie est mise à mal par l'accroissement des pouvoirs des présidents », estime Bruno Julliard, le patron de l'Unef. L'autonomie financière des universités reste également décriée. « En investissant dans les universités, les entreprises auront à terme un droit de regard sur le contenu des enseignements ou la suppression de filières », déplore Igor Zamichiei, secrétaire national de l'UEC. Au-delà de la loi Pécresse, ce sont surtout les questions budgétaires qui inquiètent l'UNEF. « Le 1,8 milliard annoncé par la ministre n'est pas destiné aux priorités : fonctionnement quotidien de l'université, réussite en licence, bourses et logements », déplore Bruno Julliard. Une analyse partiellement partagée par Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la CPU, qui ne voit pas en revanche en quoi la loi va « augmenter les inégalités » et déplore plutôt le manque de financements privés. L'effort public, rappelle-t-il, est par ailleurs sans précédent cette année.
→ Le mouvement va-t-il faire tâche d'huile ? Selon les organisations étudiantes, des assemblées générales ont eu lieu depuis un mois dans environ 45 universités sur un total de 84. Aix-Marseille, Rennes-II, Rouen, Lille-III, Tolbiac, Toulouse-I et II, Grenoble, Paris-VIII et Nanterre font partie des plus mobilisées. Deux manifestations sont prévues les 8 et 20 novembre. De l'aveu même du Cecau, le mouvement est encore « naissant ». Le rapport de force n'est pas le même que lors du mouvement anti-CPE, d'autant plus que la loi a été négociée avec les principales organisations étudiantes, dont l'Unef, au printemps dernier. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, on évoque un mouvement « totalement politique qui prend pour prétexte la loi sur l'université pour raccrocher les wagons au mouvement social de novembre ». Valérie Pécresse, qui se dit cependant « vigilante » sur le sujet, reçoit aujourd'hui les organisations étudiantes.
(source : Lefigaro.fr)
Retrouvez les informations relatives à la situation sur le campus d'Orléans ici.
18 octobre 2007
Mission réussie pour la rencontre Etudiants-Entreprises

Comme vous le voyez, Olivier Carré, malgré un emploi du temps chargé,
était venu évoquer son expérience d'entrepreneur.
Retrouvez un petit compte-rendu ici.
20 septembre 2007
Valérie Pécresse réforme l'aide sociale étudiante
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé hier une large réforme des aides aux étudiants.
Cette réforme permet une simplification puisque l'on passe de 9 à 3 systèmes d'aides :
-Un Fonds de Solidarité d'Urgence qu'un étudiant pourra solliciter pour moins d'un an est créé.
-Pour les bourses sur critères sociaux, un 6ème échelon est mis en place. Grâce à cela, 50 000 étudiants supplémentaires bénéficieront d'une Bourse en 2008.
A l'intérieur des bourses sur critères sociaux, il y aura en 2008 un doublement du nombre de bourse au mérite et à la mobilité. La bourse à la mobilité est de 400€ par mois versés aux étudiants partant étudié à l'étranger. Celles au mérite, de 200€ par mois, sont attribuées aux bacheliers mention TB pendant les 3 années de licence. Désormais les 5% des meilleurs de leur licence auront aussi cette bourse pour leurs 2 années de Master.
-Enfin, des prêts accessibles à tous les étudiants seront garantis par l'Etat en cas de défaillance.
La question du pouvoir d'achat n'a pas été oublié. Après une revalorisation de 2.5% des bourses dès cette année, un nouveau niveau de bourse pour les 100 000 étudiants les plus défavorisés représentera une hausse de 4.5% à la rentrée 2008. Quant au coût de la rentrée, il sera fractionné dès 2008 puisque les frais de scolarité et de Sécurité Sociale seront payables sur les trois premiers mois plutôt qu'en une fois.
Par cette réforme, d'un coût de 100 millions d'€uros, Valérie Pécresse montre qu'elle prend en compte les diverses situations des étudiants : les plus défavorisés, ceux qui n'avaient ni bourse ni la demie part fiscal (les classes moyennes), les plus méritants, ou encore ceux qui partent étudier à l'étranger. Cette augmentation des aides aux étudiants soulignent l'intérêt du Gouvenement pour l'Université. Ce sont de bonnes nouvelles !
18 août 2007
L'UNI Orléans ouvre son blog
La section UNI d'Orléans ouvre son blog (lien sur le logo). L'unique syndicat étudiant de droite pourra ainsi améliorer sa communication pour présenter son programme et ses actions. Des infos sur l'université et la vie du campus seront également mises en ligne.
22 juillet 2007
Nouvelle carte d'étudiant pour les universités d'Orléans et Tours
Comme l'annonçait Christophe Desportes-Guilloux ici, les Universités d'Orléans et de Tours, réunies en Pôle Universitaire Centre Val de Loire, ont lançé une nouvelle carte d'étudiant en coopération avec le CROUS et la Région Centre. Je l'ai découverte en allant m'inscrire en licence (L3) d'Administration des Collectivités territoriales.
Avant :

Maintenant :
Les + : carte multi services. Fini la carte de photocpie et les tickets RU pour aller manger, celle ci les remplace. Comme l'ancienne carte étdiante, elle sert aussi pour emprunter des livres à la BU.
Graphisme moderne : elle est tout simplement plus belle que l'ancienne qui faisait un peu bricolage.
Les - : disparition d'informations : exit le numéro national, pourtant pratique pour se connecter à certains serveurs. De plus, la filière suivie n'est pas indiquée, ni même l'UFR de rattachement...on ne pourra plus s'en servir pour contrôler les entrées aux AG étudiantes pendant les grèves ;)
Mon€o : la carte contient le système Mon€o qui n'a pourtant jamais "pris". Les étudiants ont-ils vraiment besoin de celà pour étudier correctement ? A t-on trop d'argent publique pour se permettre de financer un tel système ?
Date de validité : cette carte fonctionne 3 ans pour Mon€o mais apparemment une seule année pour l'université puisqu'il est écrit 2007-2008. C'est pas très clair tout ça.
Bilan : cette nouvelle carte est bien plus pratique mais attention à ne pas tomber dans la "gadgetisation" pour autant. Il y a peut être plus urgent pour les étudiants que d'avoir une carte Mon€o et un ordinateur portable payés par la Région.
20 juillet 2007
Elections du CROUS Orléans-Tours annulées
Suite à la requête présentée par l'UNEF, par la voix de Bruno Julliard, contre le rectorat de l'académie Orléans-Tours, la 1ère chambre du Tribunal administratif (TA) d'Orléans a annulé les élections 2006 du CROUS. Plus exactement, c'est l'arrêté du recteur du 23 mars 2006 proclamant les résultats des élections des représentants des étudiants au conseil d'administration (CA) du CROUS de l'académie Orléans-Tours, et les opérations électorales du 21 mars 2006 qui sont annulées. Le Président et ses deux conseillers ont choisi de suivre l'avis du Commissaire du Gouvernement, pour qui la faible participation a altéré la sincérité du scrutin et a rendu les opérations électorales irrégulières. Le TA d'Orléans enjoint le ministre de l'enseignement supérieur et le recteur de l'académie d'Orléans-Tours à prendre les mesures nécessaires à l'organisation de nouvelles élections.
Je tiens donc à féliciter l'UNEF pour sa belle performance. En plus d'avoir bloqué les universités pour obtenir le retrait du CPE, elle vient d'obtenir l'annulation d'opérations électorales pour des dysfonctionnements qu'elle a elle même en partie causé. En effet, si la décision du TA ne fait à aucun moment référence aux auteurs des incidents, elle dresse une liste de ces incidents : occupation de bureaux de vote, vols de bulletins de vote, vols de listes d'émergement et même vols d'urnes ! Pour avoir participé à ces élections, je sais que l'UNEF a volontairement provoqué des incidents avec l'aide d'autres syndicats et de "bloqueurs" non encartés, afin d'éviter toute poursuite judiciaire. D'ailleurs, des personnels du CROUS disant connaître certains auteurs des vols ont refusé de porter plainte car ce "n'est pas dans sa mentalité"...
Mais si je comprends que l'UNEF était mécontente du maintien des élections CROUS dans un contexte perturbé et surtout qui lui était électoralement très dévaforable, cela ne lui donnait pas pour autant le droit de se laisser aller à de tels procédés. Procédés qu'on ne peut que qualifier d'anti-démocratiques quand ils s'agit de saboter une élection. Les militants de l'UNEF, toujours prompts à accuser Nicolas Sarkozy de dictateur, feraient mieux de réfléchir un peu à "la moralité" de leurs actes. Vous aurez compris que cette histoire, tout comme les MJS et la visite de MAM, sont des comportements que je condamne quand on prétend défendre des valeurs au premier rang desquelles on trouve la Démocratie.
A présent, de nouvelles élections devront avoir lieu, ce qui n'arrangera personne, pas même l'UNEF ! En effet, il est difficile pour tous les syndicats étudiants, qui connaissent un turn-over important de militants, d'avoir des élections dès le début d'une année universitaire. Je m'interroge aussi sur le fonctionnement du CROUS jusqu'à ces élections. Le CA du CROUS pourra t-il fonctionner en pleine période de rentrée ?
J'essaierai de vous mettre la décision du TA en PDF...
10 juillet 2007
Sarko invite les étudiants au resto
Les leaders des organisations étudiantes représentatives, l'UNEF, la Fage, l'UNI, PDE et la Cé, étaient invités par le Président de la République à dîner au restaurant. Aux Cocottes, dans le très chic VIIème arrondissement, le Président a écouté les points de vue des représentants étudiants. Comme il n'y avait pas d'ordre du jour, la discusion est restée informelle mais évidemment centrée sur l'Université. D'après les participants, Nicolas Sarkozy était plus décontracté que lors de leurs précédentes rencontres. Il les a assuré qu'il comptait sur leur participation pour les prochaines réformes universitaires. Hormis plusieurs mesures relatives à la vie étudiante, il n'a pas pris d'engagements concrets.
On devine l'objectif : rompre avec l'attitude souvent hautaine des précédents gouvernements à l'égard de ces jeunes, sans qui aucune réforme profonde de l'Université n'est possible. Sans acheter leur silence, le Président tente de briser la glace et de créer un climat propice au dialogue et à de futures négociations. Nicolas Sarkozy continue de bâtir un nouveau style de présidence...encore une fois au détriment d'un ministre.
05 juillet 2007
Pécresse augmente les bourses des étudiants !
Valérie Pécresse a annoncé au CNOUS que les bourses sur critères sociaux versées aux étudiants augmenteront de 2,5% dès la rentrée prochaine. Le budget 2007 ne prévoyait que 1.5% de hausse.
"C'est la plus forte progression depuis 5 ans. Le gouvernement a ainsi souhaité non seulement tenir compte de l'évolution du coût de la vie pour l'étudiant mais aussi rattraper la baisse du pouvoir d'achat des étudiants boursiers ces dernières années", écrivent Valérie Pécresse et Eric Woerth.
Bien entendu, ce petit cadeau ne tombe pas par hasard. Le Gouvernement essaie de détendre le climat de la rentrée universitaire qui pourrait bien être tendu avec la réforme de la gouvernance des Universités.
20 juin 2007
Pécresse lance la réforme de l'Université
Valérie Pécresse a présenté son avant-projet de loi relatif à la réforme de l'Université. Ce texte, rédigé parallèlement aux concertations avec les syndicats, contient deux volets majeurs.
Tout d'abord, la ministre de l'Enseignement supérieur souhaite revoir la gouvernance des universités. En clair, il s'agit de mettre fin aux Conseils d'Administration pléthoriques et de faire du Président de l'Université un véritable manager. Le CA passera d'environ 40 membres, parfois 60, à seulement 20 membres maximum, et sera composé ainsi : 8 représentants des professeurs, 7 pour des personnalités extérieures (Conseil Régional, ancien diplômé de l'université, représentants du monde économique...), 3 pour les étudiants et 2 pour les personnels administratifs. Le CA deviendra un véritable organe de décision stratégique. Le Président portera des projets et pourra se faire reconduire une fois dans ses fonctions.
Par ailleurs, les universités volontaires pourront choisir un statut d'autonomie. Elles seront alors propriétaires de leur parc immobilier, les campus récents seront ici avantagés, et auront une autonomie budgétaire pour diversifier leurs ressources financières. Les Universités pourront choisir librement leurs enseignants et définir la répartition entre enseignement et Recherche. Enfin, la sélection à l'entrée du Master1 (ex maîtrise) pourra être mise en place au lieu du M2 (ex DEA/DESS) actuellement.
L'UNEF et consorts, après avoir feint d'accepter le dialogue, ne pouvait se résoudre à accepter une réforme, qui plus est proposée par un gouvernement de droite. Malgré l'abscence de sélection en première année et le maintien des frais d'inscription aux niveaux actuels, ils préfèreront une fois de plus combattre la réforme et avoir la tête du ministre. Qu'importe si le dernier classement mondial de Shangaï est encore catastrophique pour nos Universités et si celles ci périclitent, au détriment des étudiants.
26 mai 2007
Valérie Pécresse prépare la réforme de l'Université
La réforme de l'Université, et plus globalement de l'Enseignement supérieur, commence à se préciser.
Le 1er acte sera une loi votée dès juillet sur l'autonomie des universités. Plus précisement, elle offrira la possibilité aux universités volontaires d'adopter un statut d'autonomie. Les Présidents d'Université jugent en effet le poids de Paris trop lourd dans la gestion de leur établissement. Combien de fois ai-je entendu Mr Guillaumet, Président de l'Université d'Orléans, évoquer la "tutelle", lors des réunions du CEVU où je suis élu. L'autonomie, vieux serpent de mer de la réforme de l'Université, permettrait aux Présidents de choisir plus librement leurs enseignants, leurs chercheurs, de créer des filières d'enseignements, de signer des accords avec des grandes écoles, des centres de recherche, des entreprises...etc. Toutefois, le Premier ministre et Mme le ministre de l'enseignement supérieur ont tenu a apporté deux précisions pour rassurer les étudiants, très réservés sur cette réforme. Cette loi ne permettra pas d'une part d'augmenter les frais d'inscription, ni d'autre part d'instaurer une sélection des étudiants.
Mais Valérie Pécresse souhaite aller plus loin. Elle s'est engagée à lancer quatre chantiers à partir d'un “calendrier ouvert” : un sur les conditions de vie étudiante (aides sociales, santé, logement), un sur les carrières des personnels (égalité homme-femme, statuts, salaires), un autre portant sur les conditions matérielles (bâtiments, sécurité), et un dernier sur la situation des jeunes chercheurs (part d'enseignement, autonomie, rémunération). Bruno Julliard, Président de l'UNEF, s'est dit satisfait de sa rencontre avec Mme Pécresse dont il a salué la volonté d'écoute et de dialogue. Néanmoins, comme pour la Conférence des Présidents d'Université (CPU), il regrette que le calendrier de la loi sur l'autonomie soit très serré, et que le collectif budgétaire prévu cet été ne fasse pas un geste envers le budget de l'enseignement supérieur. En effet, le gouvernement souhaite augmenté le budget de 50% sur cinq ans. Mais le collectif budgétaire privilégie apparemment les mesures fiscales. Valérie Pécresse a laissé une porte ouverte en déclarant que "rien n'est décidé à ce stade". Il y a quand même de grandes chances pour que le gouvernement attende le budget 2008 afin de ne pas faire plonger le déficit budgétaire 2007.
Avec les étudiants de la FAGE et de l'UNI, la ministre a également évoqué l'échec en premier cycle et surtout l'insertion professionnelle des étudiants. Mme Pécresse a des chances de réussir sa réforme si en contrepartie de l'autonomie, des efforts sont faits pour les étudiants, tant sur le plan matériel (logements, bourse) que de la réussite (orientation, refonte du premier cycle, insertion pro...). Le dialogue avec les organisations étudiantes sera aussi essentiel car le seul soutien de l'UNI lui sera insuffisant.



