Blog de Romain Soulas, citoyen engagé.

Conseiller municipal d'Olivet, militant de la droite républicaine.

16 mai 2008

La biodiversité a chuté de près d'un tiers en 35 ans

La destruction des habitats et du commerce d'espèces sauvages sont les principaux responsables de cette évolution, selon le World Wide Fund for Nature (WWF).

"La biodiversité traduit la santé de la planète et a un impact direct sur toutes nos vies, de sorte qu'il est alarmant qu'en dépit d'une conscience accrue des questions d'environnement, nous continuions à assister à une tendance à la baisse", a déclaré jeudi Colin Butfield, du WWF (World Wide Fund for Nature) .
De petits signes d'espoir

"Cependant, il y a de petits signes d'espoir et si le gouvernement saisit ce qui reste de cette occasion fugace, nous pouvons commencer à inverser la tendance", a-t-il ajouté.
Le WWF a dressé une liste de quelque 4.000 espèces d'oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d'amphibiens. Elle montre qu'entre 1970 et 2007, les espèces terrestres ont diminué de 25%, les espèces marines de 28% et les animaux vivant en eau douce de 29%.
Le nombre d'espèces d'oiseaux marins a chuté de 30% depuis le milieu des années 1990.
La survie des humains en danger

La publication de ce rapport intervient à quelques jours de la réunion, la semaine prochaine à Bonn, des Etats membres de la Convention de l'Onu sur la diversité biologique afin d'étudier les moyens de sauver la flore et la faune menacées par les activités humaines.
Les scientifiques soulignent que la majeure partie des aliments et des médicaments provient de la nature et notent que la réduction du nombre d'espèces met la survie des humains en danger.
"La réduction de la biodiversité signifie que des millions de personnes seront confrontées à un avenir où les approvisionnements en nourriture seront plus vulnérables aux parasites et aux maladies et où l'approvisionnement en eau sera irrégulier ou insuffisant", a noté James Leape, directeur général du WWF.
"Personne ne peut échapper à l'impact de la perte de biodiversité parce qu'une réduction de la biodiversité mondiale se traduit par moins de nouveaux médicaments, une plus grande vulnérabilité aux catastrophes naturelles et des effets accrus du réchauffement climatique".

Source : lexpress.fr


 


 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2007

Conférence de Bali : peut (doit!) mieux faire

A l'arraché. Pour sauver ce qui pouvait l'être? "Non, c'est vraiment un accord historique, confie Hilary Benn, le nouveau ministre de l'environnement britannique. Pour la première fois, 187 pays se sont mis d'accord sur l'idée, partagée par tous, de faire des efforts dans la lutte contre le réchauffement climat, un deal impossible encore il y a un an". Au 13e jour de joutes diplomatiques intenses, les participants au sommet de l'ONU ont accepté de lancer, dès mars prochain, les négociations pour conclure, d'ici 2009, un nouvel accord sur la lutte contre le réchauffement climatique, succèdant au Protocole de Kyoto de 1997. Et devant rentrer en application en 2013. "Les derniers miles" de ce plan de route "étaient terribles", souffle Benn. A l'arrivée, le compromis adopté ne fait aucune référence à des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre. La communauté internationale se contente de "reconnaître que des réductions sévères des émissions mondiales devront être conduites" et souligne "l'urgence" de lutter contre le changement climatique.

L'UE ne mange-t-elle pas son chapeau d'avoir abandonné en route, sous la pression américaine, l'un de ses objectifs principaux de négociation: demander aux pays développés de réduire leur gaz à effet de serre de 25 à 40% d'ici 2020? "Votre question est sans fondement, répond un négociateur portugais, qui emmenait la délégation européenne, à Libération. Une note renvoie aux déclarations du Giec, le groupe d'experts sur l'évolution du climat. A "un tableau où chaque pays peut opter le scénario qui lui convient, s'agace Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. La feuille de route dessinée à Bali prend le risque du + 3°C, du bouleversement irréversible des écosystèmes, de centaines de millions de réfugiés climatiques.» Les ONG regrettent aussi que la mouture finale ait même zappé "la nécessité de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2050". Ou l'idée du «pic», le fait que les émissions doivent culminer d'ici 10 à 15 ans. "On a une coquille, reste à la remplir", selon Oxfam. "Malgré les tentatives de sabotage", l'après Kyoto "reste toujours à flot", relativise l'ONG Friends of the earth.

Les dernières heures ont été théâtrales. Ivo de Boer, le patron des négociations sur le climat de l'Onu, est d'abord sorti de la salle, au bord des larmes. Il venait d'être une nouvelle fois humilié par un délégué chinois, pour une question de procédure. L'Indonésie, hôte de la conférence, avait eu le tort de réunir une énième session plénière, alors qu'au même moment, de discussions parallèles se menaient en présence du ministre indonésien des Affaires étrangères... "Conspiration!", s'est insurgé le négociateur chinois. Avant de s'excuser, plus tard. Un jour après la date butoir, une nuit blanche de négociations furieuses, le sommet de Bali a multiplié les claquages de portes, les pressions en tout genre, et les interpellations peu diplomatiques. Ban Ki-moon, le secrétaire général, se disant "déçu", avait prévenu: "Aucune délégation ne peut avoir ce qu'elle veut, tous les pays ressortent forcément un peu dépité". Ajoutant que plus que jamais, la planète était à la "croisée des chemins", et qu'il ne fallait emprunter celui qui mène "à la trahison".

Accusés d'avoir en permanence tenter de saboter puis de torpiller le processus: les Etats-Unis. "Et le Canada, qui, s'il n'avait pas dormi dans le lit son grand frère américain, aurait permis un accord beaucoup plus tôt", s'exaspérait un négociateur belge. En séance pleinière, Paula Dobriansky, chef de la délégation américaine à Bali, a d'abord demandé aux pays en développement de s'engager pour des résultats plus tangibles, suscitant une bronca. Et des réponses cinglantes, rares à tel niveau diplomatique. "Si vous pouvez pas assumer de leadership, s'il vous plait, sortez", s'est exclamé le négociateur de Paouasie-Nouvelle Guinée, recueillant 20 secondes d'applaudissements nourris. "Arrêtez avec des batailles de légalisme sinon on perdra tous une bataille encore plus grande, où il n'y aura que des perdants", se lamentait un ministre... Etouffé par la pression internationale, dans un ultime revirement, Paula Dobriansky, soucieuse "d'ouverture", a finalement décider de "se rallier au consensus" sur l'accord final sur le climat.

"On ne s'est pas couché, on n'a pas été sous pression, confie pour à Libération John Kasner, un membre de la délégation américaine. On s'est efforcé depuis le début de trouver un accord. Depuis le début, on est ouvert. Depuis le début, on met de l'eau dans notre vin." Il en faudra encore pour la suite. Pour trouver un successeur au protocole de Kyoto, que seul les Etats-Unis n'ont pas ratifié, et qui contraint 36 pays industrialisés à réduire d'ici 2012 leurs émissions polluantes de 5% en moyenne par rapport aux niveaux de 1990...

Source : Christian Losson (Liberation.fr)

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05 décembre 2007

Le fonctionnement de l'éco-pastille

IMG_2412L'éco-pastille est une des dispositions nées du Grenelle de l'Environnement. Elle entrera en vigueur dès le 1er janvier 2008 pour l'achat d'un véhicule neuf. L'objectif est de favoriser l'achat d'automobiles peu émettrices de CO2 grâce à un système de bonus-malus.

Le ministère de l'Ecologie vient de dévoiler le barème :
- moins de 60 grammes CO2/km : bonus de 5 000€ (essentiellement des voitures électriques)
- de 60 à 100 gr CO2/km : bonus de 1 000€ (Smart, Fiat 500)
- de 101 à 120 gr CO2/km : bonus de 700 € (Renault Clio)
- de 121 à 130 gr CO2/km : bonus de 200 € (Renault Mégane, Citroën C4, VW Polo)

- de 130 à 160 gr CO2/km : zone neutre ni bonus ni malus (45% des acquisitions)

- de 161 à 165 gr CO2/km : malus de 200 € (Peugeot 607)
- de 166 à 200 gr CO2/km : malus de 750 €  (BMW Série 3)
- de 201 à 250 gr CO2/km : malus de 1 600€ (Mercedes classe E, Vel satis)
- au delà de 251 gr CO2 : malus de 2 600€ (1% des ventes, surtout des 4x4)

Un super-bonus de 300€ peut s'ajouter à l'un des 4 bonus si l'achat du véhicule s'accompagne de la mise à la casse d'une auto de plus de 15 ans.
En pratique, le malus se paiera sous forme de taxe à l'achat de la carte grise (25% des acquisitions). Quant au bonus, il sera déduit du prix de vente de la voiture par le concessionnaire qui sera remboursé par l'Etat (30% des acquisitions).
Le système a été conçu de telle sorte que le coût soit nul pour les finances publiques puisque les malus perçus couvriront les bonus versés.

Si l'idée de favoriser l'achat de véhicules propres est bonne, un paramètre a été largement oublié. Pour la majorité des gens, l'achat de la voiture se fait en fonction de ses besoins : fais-je beaucoup rouler? en ville? sur route (les commerciaux) ? et surtout combien sommes-nous dans la famille? Or, le système privilégiant les petites citadines, les familles nombreuses seront laisés car on peut difficilement se passer d'un monospace avec 4 enfants. Il aurait été plus intelligent de nuancer le seul paramètre du taux d'émission de CO2 par un paramètre sur la taille ou le poids d'un véhicule. Ainsi, si j'ai besoin d'un monospace, certes je paie un malus mais plus faible si je choisis un monospace qui émet moins que les autres voitures de sa catégorie.
Nul doute que les automobilistes apprécieront cette taxe en période de pouvoir d'achat en berne et de flambée du baril de pétrole (88,27$ aujourd'hui). Mais malheureusement, le moyen le plus rapide de faire évoluer les esprits est de toucher au porte-monnaie !

Pour connaître les émissions de votre voiture : site de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)

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04 décembre 2007

Conférence de Bali pour l'après-Kyoto

La conférence sur l’après-protocole de Kyoto, qui expire en 2012, a débuté hier à Bali. Jusqu’au 14 décembre, plus de 190 pays et 10 000 délégués (et autant de policiers) doivent jeter les bases d’un plan de route. Le chemin s’annonce laborieux pour parvenir à un deal avant fin 2009. Mais si les pays peuvent s’accorder sur le constat, les moyens d’y remédier - en stabilisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2015, avant de les réduire - divergent. Comment se mettre d’accord sur les modalités d’un principe de responsabilité «commune mais différenciée» ?

Seuls 4 pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède), sur les 36 qui ont ratifié le protocole de Kyoto, ont effectivement réduit leurs émissions polluantes par rapport à 1990, date de référence. Et si l’Europe s’est engagée à montrer la voie, cela risque d’être cruel pour l’Espagne, qui a battu tous les records d’émissions de gaz à effet de serre (+ 53 %), même si le Premier ministre Zapatero veut désormais placer son pays «en première ligne».

Les Etats-Unis et l’Australie, qui n’ont pas ratifié Kyoto, ont augmenté leurs émissions, respectivement de 33 % et de 11 %. George Bush a tenté cette année de trouver une parade, en lançant son propre agenda parallèle à la convention-cadre de l’ONU. Mais pas question pour Washington de «négocier son mode de vie» en prenant des mesures contraignantes. «Il n’y a rien à attendre avant les élections de 2008», raille un diplomate. A l’image de Kevin Rudd, nouveau Premier ministre travailliste australien, qui annonce aujourd’hui avoir ratifié le protocole de Kyoto, le jour de sa prestation de serment. Le Canada, qui devait réduire ses GES de 6 % mais les a boostés de 30 %, sera sur le gril à Bali.

«L’Afrique ne peut plus se permettre de rester à quai, elle doit prendre le train qui va démarrer à Bali», dit Yvo de Bœr, responsable du climat à l’ONU. Le continent pourrait connaître jusqu’à 100 millions de réfugiés climatiques, selon Rajendra Pachauri, le Nobel de la paix et patron du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Qui avertit : «Les Africains doivent arriver avec un plan drastique et clair à Bali» et regrette le «manque de conscience» chez les décideurs africains. Lesquels renvoient les pays riches à leurs promesses non tenues.

L’idée des petits pays, soutenus par les ONG, est donc de pousser le Nord à s’engager. Sur des mécanismes d’indemnisation pour les pays qui ne déboisent pas leur forêt, comme le souhaite l’Indonésie ; sur l’alimentation de fonds d’aides aux pays victimes du changement climatique, comme le rêvent les micro-îles du Pacifique ; sur les transferts de technologies propres ; et sur le cash surtout. Le Pnud, l’agence des Nations unies chargée du développement, vient de rappeler que les pays riches devraient donner 86 milliards de dollars (58,64 milliards d’euros) par an pour aider les plus pauvres à s’adapter au réchauffement. L’équivalent de ce qu’ils versent chichement en aide au développement. Le principe pollueur-payeur appliqué à l’échelle globale…

Tout l’enjeu de Kyoto II est d’amener les grands pays en développement à rentrer dans la danse. A commencer par la Chine, qui détrônera les Etats-Unis en 2008 sur le podium des plus gros pollueurs (même si un Chinois pollue six fois moins qu’un Américain). Pékin entend adopter une attitude «active, responsable et constructive». Mais pas encore dans le «New Deal» vanté par Nicolas Sarkozy… Le gouvernement assure dans le même temps ne pas être prêt à adopter des plafonds d’émission «avant un bon bout de temps». Pas question non plus pour l’Inde ou le Brésil de sacrifier leur croissance économique sur l’autel de l’environnement.

«On ne veut pas d’objectifs pour les pays émergents», vient de rappeler Brasília. L’ONU cherche donc à pousser les grands pays émergents à promouvoir des règles nationales : sur l’efficacité énergétique pour les centrales électriques ou sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre par secteur. Voire sur une approche volontariste. Dont on sait aujourd’hui qu’elle ne suffit pas.

Source : Christian Losson (liberation.fr)

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01 novembre 2007

Les principales propositions du Grenelle de l'Environnement

Logement

- Tous les bâtiments et équipements publics, ainsi que le secteur tertiaire (bureaux, ...) devront être construits dès 2010 en basse consommation (50 KWh/m²) ou seront à énergie passive ou positive.
- Pour les bâtiments publics existant, un bilan carbone / énergie sera effectué dans tous les bâtiments publics. L'Etat s'engage à effectuer la rénovation de ses bâtiments dans les 5 ans.
- Pour les logements privés : Dès 2010 passage anticipé à la règlementation THPE, avec un objectif d'un tiers des constructions en basse consommation ou à énergie passive ou positive. En 2012 (au lieu de 2015 dans la proposition du groupe) : généralisation des logements neufs à basse consommation (50 KWh/m²). Enfin en 2020 : objectif de généralisation des logements neufs à énergie passive.
- En ce qui concerne le Parc HLM et bâtiments ANRU existants, des conventions seront négociés avec les opérateurs du parc HLM en vue d'une mise aux normes accélérée de l'intégralité du parc, en commençant par les 800 000 logements les plus dégradés.

Efficacité énergie et carbone

- Donner une indication du prix carbone ou du prix écologique à travers l'étiquetage des produits par la grande distribution d'ici fin 2010.
- Conférer un avantage compétitif aux produits vertueux, c'est à dire à faible teneur en carbone, financé par un prélèvement sur les produits les moins vertueux, sur le modèle du bonus / malus envisagé pour les véhicules.
- Soutien par la France d'un projet de taxe carbone au niveau mondial, ou d'accords sectoriels mondiaux visant en priorité les produits les plus intensifs en carbone (ciment, ...). En cas d'échec, négociation au niveau européen d'un mécanisme d'ajustement aux frontières frappant les produits importés à hauteur de leur contenu en carbone, soit sous forme de taxe soit par l'achat obligatoire des quotas de CO2 correspondants.
- Interdiction des lampes à incandescence en 2010.
- Lancement d'un programme de développement des différentes filières du bouquet énergétique -hydraulique, éolien, biomasse, géothermie, photovoltaïque, solaire- pour augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production de l'énergie renouvelable d'ici 2020

Mobilités et transports

- Les nouvelles infrastructures routières et autoroutières seront limitées à la résolution des cas de sécurité et de congestion, ou d'intérêt local. Ce principe s'appliquera avec bon sens.
- Doublement des réseaux de lignes à grande vitesse (LGV) : 2000 kilomètres de Lignes à Grande Vitesse supplémentaires lancées d'ici à 2020, étude de 2500 kilomètres supplémentaires à plus long terme. Ce programme de LGV fera l'objet d'une concertation (en prenant en compte l'impact sur la biodiversité).
- Augmentation de 25 % de la part du fret ferroviaire d'ici 2012.
- 1500 kilomètres de lignes nouvelles de tramways ou de bus protégées venant s'ajouter aux 329 existantes dans les 10 ans. Objectif de report modal équivalent de 18 milliards de Km parcourus par les usagers.
- Mise en place d'une éco-pastille à vocation annuelle sur les nouveaux véhicules avec bonus-malus, le système étant autofinancé. Les bonusmalus sont calculés sur les émissions de CO2 et de particules.
- Soutien de l'Etat à la construction d'un marché des véhicules hybrides et électriques par l'orientation systématique de la recherche, par les avantages fiscaux aux voitures électriques :[5000 euros] et par la mise en place de commande publique massive de l'Etat et des différents établissements publics (5000 en 2008).
- Etude de la mise en place d'une taxe pour les avions sur les lignes intérieures lorsque existe une alternative ferroviaire de même qualité : taxe sur les rotations, ou sur les passagers, ou sur le kérosène.

Urbanisme

- Engager un plan volontariste d'écoquartiers impulsé par les collectivités territoriales : au moins un éco-quartier avant 2012 (en continuité avec l'existant et intégré dans l'aménagement d'ensemble) dans toutes les communes qui ont des programmes de développement de l'habitat significatif et une quinzaine de grands projets d'innovation énergétique, architecturale et sociale.

Agriculture

- Engagement progressif d'atteindre 20% de produits biologiques dans la restauration collective, en commençant par la restauration collective publique (20% d'approvisionnement en bio d'ici 2012), et en évaluant cette politique d'ici 2 à 3 ans en vue d'une généralisation à toute la restauration collective. Des objectifs identiques sont fixés s'agissant de l'intégration de produits de saison et de produits locaux de proximité.
- Passer en agriculture biologique à 6% de la SAU en 2010 et viser 20% en 2020.
- Réduction de moitié des usages des pesticides en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point.

Qualité des eaux

- Retrouver une bonne qualité écologique des eaux et en assurer le caractère renouvelable. Tout en se fixant un objectif de 100% des masses d'eau en bon état à terme, passer de 70 % aujourd'hui à moins d'un tiers de dérogation à cet objectif en 2015 et moins de 10% en 2021.
- Interdire le phosphate dans les lessives d'ici 2010.
- Retrouver la qualité écologique des milieux aquatiques, notamment par un meilleur entretien des cours d'eau et la mise en place de bandes enherbées le long des masses d'eau.
- Développer la récupération des eaux pluviales.

Espérons que ces propositions trouvent une application concrète rapidement et qu'elles ne soient pas dénaturées par le passage au Parlement et par la machine administrative.


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Grenelle de l'Environnement : un évènement historique

GrenelleNicolas Sarkozy a décidé de suivre la voie tracée par son prédécesseur en engageant la France dans une démarche de développement durable.
La priorité fut affichée dès la formation du Gouvernement en créant un super ministère de l'Environnement, du développement et de l'aménagement durable, confié à un ministre d'Etat au poids politique considérable : Juppé puis Borloo.

L'idée du Grennelle a été inspirée par Nicolas Hulot. Il s'agit de mettre autour de la table l'Etat, les collectivités territoriales, les syndicats de salariés, ceux des employeurs et les ONG. Cette participation de la société civile a été unanimement saluée. Elle permet à chacun de faire connaître ses positions et ainsi de ne pas oublier un aspect des différentes problématiques. Pour commencer, ces représentants se sont répartis en groupes de travail thématiques pour mettre des propositions sur la table.
Dans un deuxième temps, de nombreuses consultations ont eu lieu auprès d'organismes consultatifs (conseil national du bruit, de l'air, des déchets...) et des parlementaires. Serge Grouard a par exemple été reçu en délégation par Borloo avec d'autres maires de grandes villes. Les citoyens ont également pu s'exprimer par internet et dans des forums régionaux. Ces consultations visaient à "tester" les propositions émises par les groupes de travail et à en recueillir éventuellement de nouvelles.
Ensuite, les acteurs des groupes de travail se sont retrouvés pour une phase de négociation les 24 et 25 octobre. Autour de quatre tables rondes, il s'agissait de dégager les grands axes d'actions pour chaque thématique : lutter contre les changements climatiques, santé et environnement, biodiversité-ressources naturelles-pratiques agricoles, instauration d'une démocratie écologique.
Enfin, le chef de l'Etat a restitué les principales propositions du Grenelle aux côtés de deux prix Nobel de la Paix : Al Gore et Waangari Maathai, et du Président de la Commission européenne. Al Gore s'est montré très interressé par la démarche du Grenelle et a proné un "grenelle mondial".
Les réactions sont très positives : le président de la WWF est "satisfait", c'est "formidable" pour Yann Arhus-Bertrand, Hulot est "confiant et heureux" et donne 18/20 au Président Sarkozy et Corinne Lepage est "séduite". Mêmes sons de cloche à la CGT et à la CFDT.
A présent, un comité de pilotage travaille à l'étude de la mise en oeuvre des propositions. Il rendra ses travaux le 15 décembre.

Ce grenelle marque le passage de la période de la prise de conscience à celle de l'action. Nicolas Sarkozy a très bien expliqué que l'on ne pouvait dire à d'autres pays d'appliquer des règles environnementales strictes si nous mêmes ne sommes pas exemplaires. Nous n'étions pas en retard, mais il convient de prendre de l'avance pour montrer le chemin à suivre aux autres pays. La France peut et doit une nouvelle fois porter un message universel. Commencer par nous associer à nos partenaires européens est fondamental pour remplir et même dépasser nos objectifs. La révolution écologique sera mondiale...ou ne sera pas !

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12 octobre 2007

Al Gore et le GIEC recoivent le prix Nobel de la Paix

Je vous avais déjà parlé du travail acharné d'Al Gore, ex-candidat démocrate à la Maison Blanche, pour sensibiliser l'opinion mondiale, et américaine en particulier, sur l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique. L'ancien vice-Président de Bill Clinton a tenu des dizaines de conférences dont il a fait un film : An inconvenient truth (une vérité qui dérange). Ce documentaire a reçu deux oscars. Quand au GIEC, il s'agit d'un groupe d'experts scientifiques intergouvernementaux qui travaille sur l'évaluation des conséquences du rejet des gazs à effet de serre.

Le comité Nobel norvégien a choisi d'attribuer le prix Nobel de la Paix conjoitement au GIEC et à Al Gore pour leurs efforts visant à accroitre les connaissances sur le changement climatique. On ne peut que se féliciter de cette décision, comme Rajendra Pachauri, Président du GIEC, qui devrait permettre de créer un "sentiment d'urgence" face au réchauffement climatique.
C'est un signal fort qui est donné! Celà a été long à démarrer mais je crois qu'enfin le message sur l'urgence d'agir pour lutter contre le réchauffement climatique est passé chez les principaux décideurs du monde. Cette prise de conscience rélaisée, il faut désormais trouver des solutions. Avec Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy et son Grenelle de l'Environnement, la France pourra jouer un rôle et peut être même montrer l'exemple !

A noté que l'association étudiante Sensibiliz organise mardi 23 et mercredi 24 octobre la projection du documentaire d'Al Gore suivie d'un débat. Ce sera à 19h en amphi Cabannes (Polytech Vinci) le 23 et à 20h le mercredi 24 dans l'amphi Jousse de l'UFR Droit.


BANDE ANNONCE "UNE VERITE QUI DERANGE"
Vidéo envoyée par Anthony-G

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09 août 2007

Premiers effets du réchauffement climatique ?

Pour l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), les conditions météorologiques recensées cette année sont "extrèmes". Elle constate que les températures à la surface des terres émergées ont atteint des niveaux jusqu'ici inégalés pour les mois de janvier et avril, respectivement +1.89 et +1.37 degrés. Sur les 12 dernières années (1995-2006), 11 ont été les plus chaudes jamais connues.
Pour 2007, la liste des évènements climatiques d'ampleur exceptionnel s'allonge au fil des semaines. Aucune zone géographique n'est épargnée. En Asie, la mousson a été très violente en Juin-Juillet, après un mois de Mai à 45-50 degrés. Les pluies ont occasionné des inondations principalement en Chine, en Indonésie, au Népal, et au Bangladesh où 40% des terres sont sous l'eau. En Europe, le sud de la Grande Bretagne a été inondé à cause de précipitations records depuis 1766. C'est maintenant au tour de la Suisse. Pendant ce temps, l'Europe de l'Est est confrontée à des températures caniculaires de 45 degrés et donc à des incendies...Outre Atlantique, une mini tornade de 200 km/h s'est abattue sur New York. Dans l'hémisphère sud, l'hiver est très rigoureux. Pour la première fois depuis 50 ans à Santiago (Chili) et 89 ans à Buenos Aires (Argentine), il a neigé. Même situation à Johannesburg (Afrique du Sud) où il faut remonter à 1981 pour les derniers flocons. Au Soudan, c'est la crue du Nil en Juin qui a été exceptionnel. Rappellons aussi le même mois le passage du cyclone Gonu dans le Golfe Persique. Sans aller si loin, à Orléans, on plafonne à 22 degrés et on n'a pas pû avoir une semaine complète de beau temps depuis Avril.

Ces évènements ont fait des centaines de morts, plus de 2000 pour l'Asie, sans parler des déplacements de population et du côut économique. Toutefois, les scientifiques de l'OMM et du GIEC n'établissent pas de lien direct avec le réchauffement climatique. Mais ils décrivent ces phénomènes comme représentatifs de ce qui pourraient se passer plus souvent dans le futur...

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23 mai 2007

Une réunion historique

C'est ainsi que les militants écologistes ont qualifié la réunion qu'ils ont eu lundi avec le Président de la République et le ministre d'Etat, ministre du développement durable. Il y avait notamment Greenpeace, WWF, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement...etc. L'objectif de cette rencontre était de poser les bases du "Grenelle de l'environnement" qui aura lieu à l'automne prochain. Nicolas Sarkozy a proposé qu'il se déroule autour de trois thèmes : le réchauffement climatique, le maintien de la biodiversité et l'impact des pollutions sur la santé. Les participants ont souhaité ajouter les thèmes de l'agriculture et de la gouvernance des institutions. Le Président a bien précisé qu'il ne s'agira pas d'un énième colloque mais d'une concertation pour prendre des mesures concrètes. Des groupes de travail thématiques se réuniront et rassembleront des écologistes et des représentants des différents intérêts socio-économiques. A l'issue de ce travail, un contrat de cinq ans, aux objectifs précis et régulièrement évalués, sera signé entre les associations écologistes, l'Etat, les collectivités territoriales, les syndicats et les entreprises. Mais si le développement des energies renouvelables, les transports et les problèmes d'isolation des logements ne soulèvent pas d'opposition, d'autres questions sont plus sensibles. Il s'agit des OGM, de l'EPR et de l'agriculture, sujets pour lesquels les négociations seront difficiles. En attendant on ne peut que saluer cette initiative et espérer que l'éléphant n'accouche pas d'une souris.

Sarkozy_ONG_vertes

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15 février 2007

L'écologie et la droite

Ce serait un tort de penser que la droite est toujours restée étrangère aux questions d'environnement. Elle a même un bilan solide dans ce domaine. La création du ministère de l'Environnement en 1971, celle du conservatoire du littoral en 1975, le lancement du programme électro-nucléaire dans les années 70, l'action de Corinne Lepage dans le gouvernement Juppé notamment avec la loi sur l'air...etc. Le passage des Verts au ministère sous Jospin n'aura pas eu l'effet escompté, les crédits du ministère, pourtant faibles, n'étaient même pas utilisés en totalité. De retour au pouvoir en 2002, la droite a continué progressivement son action.
Au niveau européen tout d'abord car, et c'est une bonne chose, le droit communautaire est strict sur l'environnement. Alors que le gouvernement précédent nous avait laissé 30 directives en retard de transposition, la majorité a appliqué le principe du "zéro retard dans la transposition des directives". Les délais ont aussi été tenus pour achever la désignation des sites du réseau Natura 2000 qui couvre à présent 11.8% du territoire. En outre, la France a promu avec succès la généralisation dans l'UE du filtre à particules pour les véhicules diesels dès 2010.
Au niveau national d'autres actions ont été menées. On peut déjà citer le fait que la France respecte le protocole de Kyoto vu que nous émettons 2% de moins de CO2 par rapport à 1990. Pour rester sur la qualité de l'air, je rappelle que les rejets d'oxyde d'azote ont baissé de 20% depuis cinq ans, et ceux de soufre de 10%. Une politique stricte envers les incinérateurs non conformes a également permi de diviser par 100 les niveaux d'émission de dioxines par rapport à 1996. Concernant les voitures, le gouvernement a mis fin à la TIPP flottante qui n'incitait pas les automobilistes à faire attention à leur consommation. Les crédits d'impôts ont été renforcés pour l'acquisition d'une voiture propre et une surtaxe sur la carte grise est en vigueur depuis 2006 pour les véhicules trop polluants. Villepin a donné un coup d'accélérateur aux bio-carburants avec 500 pompes vertes en service dès 2007. Le logement n'est pas en reste avec des crédits d'impôts conséquents. Même la pollution sonore a été traitée avec la création d'une taxe sur les nuisances aéroportuaires dont le produit sera destiné à subventionner les travaux d'insonorisation des logements. Pour finir, il y a cet acte symbolique : la charte de l'Environnement intégrée à la Constitution. Seul bémol, la loi sur l'eau, en chantier depuis Voynet, et qui a été peu à peu vidée de sa substance.
Mais devant l'ampleur du réchauffement climatique et de ses terribles conséquences, il faut aller plus loin et plus vite. Nicolas Sarkozy, signataire du pacte de Nicolas Hulot, propose tout d'abord la nomination d'un ministre d'Etat chargé de l'Environnement, des transports, de l'énergie et de l'équipement, qui aurait du pouvoir sur les autres ministres. Je vous donne pêle mêle plusieurs propositions : développement d'une politique d'achats publics éco-responsable, programme de recherche européen sur la pile à hydrogène, favoriser l'agriculture biologique, transférer une part de la fiscalité pesant sur le travail vers la fiscalité verte, taxer les produits importés dont la production ne respecte pas les normes environnementales, développer les crédits d'impôts pour les travaux d'isolation, augmenter la part des énergies renouvelables tout en modernisant notre parc nucléaire, développer le ferroutage et le fret ferroviaire, soutenir l'agriculture bio, faire pression sur nos partenaires pour que soit créée une Organisation mondiale de l'Environnement...etc. Bref, ce sont une quarantaine de propositions que l'UMP souhaite mettre en oeuvre. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce sujet a de plus en plus d'écho à l'UMP avec Nathalie Kiosciusko-Morizet et Alain Juppé. Plus proche de nous, nous avons un bel exemple de la droite qui se préocupe du développement durable, avec l'action de Serge Grouard à la mairie d'Orléans dont je vous parlerai ultérieurement.       

Posté par Romain Soulas à 18:10 - Environnement - Commentaires [4] - Permalien [#]



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