09 mai 2008
Comment Ségolène Royal gère les débats dans son Conseil Régional...
Royal - Fountaine
envoyé par man_solo
Conseil Régional de Poitou-Charentes, février 2008.
Quelques semaines auparavant, Mme Royal et M.Fountaine, 1er vice président délégué aux Finances sont en désaccord. La 1ère veut recourir à l'emprunt pour équilibrer le budget, l'autre préfère augmenter les impôts de 2€. Fountaine a menacé d'abandonner sa délégation aux finances mais Royal a persisté dans son choix. Par solidarité, il a quand même voté le budget 2008. Mais cette différence de point de vue est trop lourde à supporter pour Royal qui décide de changer de vice président en charge des Finances. Fountaine restera vice président mais sans sa délégation aux Finances. Une délibération est alors présentée pour créer un poste de vice président supplémentaire. Et la c'est le clash. L'opposition invoque la nullité absolue de l'acte sans que Royal ne s'en inquiète. Le délai de convocation pour cette séance extraordinaire n'aurait pas été respecté. Mais surtout la présidente refuse de donner la parole à Jean François Fountaine, encore 1er vice président (PS) de l'assemblée régionale, avant le vote, comme c'est l'usage. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Jean François Fountaine critique cette "parodie d'assemblée démocratique" avec des propos qui laissent à penser que la gestion autoritaire de la région ne date pas d'hier. Il quitte l'assemblée suivit des élus Verts et de quelques élus de la majorité. Jacques Santrot, maire PS de Poitiers, décide de ne pas prendre part au vote pour marquer son désaccord tout comme Nicole Bonnefoy, autre élue PS. Pendant ce temps là, Fountaine improvise une conférence de presse dans le hall de l'hôtel de région et les élus de l'opposition partent saisir le tribunal administratif.
Voila pour l'ordre juste et la démocratie participative dans l'assemblée de Mme Royal. Avec une majorité aussi divisée, c'est à se demander si Ségolène Royal arrivera à se faire réélire Présidente de Région en 2010.
30 avril 2008
La gauche en ébullition
Si à l'UMP l'heure est aux grincements de dents, au PS les dents rayent le parquet! Depuis la défaite de Ségolène Royal en mai dernier chacun y va de son livre...et de sa candidature. Candidature au poste de Premier secrétaire, à la présidentielle de 2012 voir même à celle de 2017, il y en a pour toutes les ambitions. Il faut dire qu'il y a de quoi faire. Après un peu plus de 10 ans passé à la tête du parti d'Epinay, François Hollande laisse une maison où la toiture prend l'eau et où les fondations s'affaissent. Une absence de leadership et une ligne idéologique rendue illisible par une synthèse qui sillonne entre, ceux qui peinent encore à digérer la mondialisation et restent attachés aux alliances traditionnelles (PCF), et ceux qui se dirigent vers une social-démocratie en regardant timidement vers le centre. Depuis 2002 la construction d'un projet, procédure rebaptisée "rénovation" depuis 2007, s'enlise et se perd dans le jeu des ambitions personnelles. Quant aux succès électoraux aux régionales de 2004 et aux municipales de 2008, ils relèvent davantage du vote sanction à l'égard de l'UMP que d'un vote d'adhésion aux socialistes.
En désaccord sur le projet et sans candidat naturel pour 2012, les socialistes se déchirent également sur la stratégie à adopter. Un Premier secrétaire présidentiable ou un Premier secrétaire non présidentiable et neutre ou encore un Premier secrétaire non présidentiable mais favorisant un présidentiable... Vous suivez? Dans les présidentiables, on trouve l'incontournable Ségolène Royal qui s'y prépare déjà, le maire de Paris qui s'il ne dit rien n'en pense pas moins et Martine Aubry qui réfléchit. Chez les non présidentiables neutres il y a Pierre Moscovici et Julien Dray. Ils jouent la carte du rajeunissement face à celle qui se définit comme "une candidate non déclarée", Marylise Lebranchu. Du côté des non présidentiables influents "pour le compte de", il y a Jean-Christophe Cambadélis pour DSK et Claude Bartolone pour Fabius. Après leurs réélections à Nantes et à Lyon, Ayrault et Collomb sont aussi sollicités mais ne semblent pas prêts à se lancer dans l'aventure. S'agissant de la présidentielle, la jeune génération entend bien bousculer l'ancienne : Pierre Moscovici menace d'être candidat s'il n'est pas élu Premier secrétaire et Manuel Valls pense tout haut à 2017.
Et puis pour augmenter le feu sous cette cocotte-minute, Nicolas Sarkozy manipule l'ouverture à merveille. En conspuant Eric Besson à l'Assemblée aujourd'hui, les députés PS ont montré que leurs plaies étaient encore ouvertes. Plus facile de crier à la traîtrise que d'essayer de comprendre pourquoi leur parti n'a pas su garder des gens compétents comme Besson ou Jouyet. A mi chemin, "d'Jack" défend le projet de réforme constitutionnelle que ses amis rejettent.
Il y aurait encore à dire sur le PS mais "à bâbord toute" ça bouge aussi. Le médiatique facteur s'invite chez Drucker cédant à la "pipolisation" des politiques. Besancenot est populaire bien au delà de l'électorat révolutionnaire. Jusqu'où ira celui qui travaille d'arrache-pied à la création d'un grand parti anticapitaliste? Si le PS adopte rapidement une position social-démocrate en s'alliant avec Bayrou, un espace important se libérera à gauche de la gauche. Une aubaine pour Besancenot car ce n'est pas le PC qui risque de lui faire de l'ombre. La hausse du prix du gaz a fini de compromettre tout risque d'ébullition Place du colonel Fabien. Je vous épargnerai le cas tout aussi dramatique des Verts où comme au PS il y a un courant d'idée(s?) par personne.
22 février 2008
Questions à Michaël, militant de gauche
Pour changer des poadcasts avec des gens de droite, j'ai profité de voir Michaël pour lui poser quelques questions :
Questions à Michaël, militant de gauche
envoyé par Twister1987
13 janvier 2008
Le boycott, nouvelle stratégie du Parti Socialiste
Il est fréquent d'entendre en ce moment que l'ouverture de Sarkozy est essentiellement destinée à asphyxier le vieux parti d'Epinay. Certes, la volonté du Président de la République de rassembler n'est sans doute pas dénuée de calculs politiciens. Mais le PS n'a pas besoin de ça pour être plus que jamais "à côté de ses pompes". Depuis les municipales de 2001, exception faite des dernières régionales, le PS accumule les revers électoraux et apparait comme un ring de pseudo-présidentiables au détriment du débat d'idées.
Deux sujets récents d'actualité m'ont affligé.
Commencons par la réforme des institutions. Le chef de l'Etat s'appuie sur le rapport d'une commission composée d'experts de diverses sensibilités pour proposer des rééquilibrages de la Constitution. Ce qui est attendu depuis des décennies arrive enfin sur la table : le renforcement des pouvoirs du Parlement, largement laisé sous la Vème République. Le 49.3, qui permet au gouvernement de passer une loi sans vote en engageant sa responsabilité, sera désormais limité aux projets de loi de finances de l'Etat et de Sécurité Sociale. Plus important encore, le Parlement va récupérer une partie de la maîtrise de son ordre du jour. Une véritable révolution puisque jusqu'alors les parlementaires devaient attendre une "niche" par mois pour étudier LEURS textes entre deux fournées de projets de loi d'origine gouvernementale. François Fillon a consulté sur cette réforme et a décidé avec Sarkozy de retirer la reformulation prévue de l'article 20 sur les attributions du gouvernement. Ceci à la demande des socialistes dont les voix sont indispensables pour faire passer la réforme. Mais ça ne leur va encore pas! Ils refusent le droit d'accès aux chambres du Président de la République. Ils menacent de boycotter le Congrès se refusant ainsi à voter sur un sujet aussi essentiel que le fonctionnement de nos institutions.
Même choix, ou plutôt non-choix, pour le Traité de Lisbonne qui, excusez du peu, débloque l'Europe après des années de blocage institutionnel. Sur l'avenir de l'Europe, les socialistes ne répondent pas OUI, pas NON, ils ne s'abstiennent pas... ils ne viennent simplement pas voté au Parlement. Officiellement, ils justifient cela par leur volonté de recourrir au référendum plutôt qu'à la voie parlementaire. Mais officieusement, cette position permet de ménager une fois encore les différentes sensibilités du parti et notamment l'aile gauche qui avait refusée le TCE en 2005.
Cette attitude est tout bonnement irresponsable et reflète le malaise de ce parti. Un parti qui est incapable de discuter et de se mettre d'accord sur des sujets aussi fondamentaux que les institutions de la République ou celles de l'Europe n'est pas apte à exercer le pouvoir. Gouverner, c'est choisir. Eux ne savent plus choisir et depuis longtemps, d'où la fameuse "synthèse". Je ne vois pas l'intérêt de faire de la politique, et de surcroît de se faire élire député ou sénateur, pour aller à la pêche le jour où ils doivent se prononcer sur de tels enjeux . Dans TOUS les Etats membres de l'Union Européenne, le principal parti de gauche s'apprête à ratifier le traité de Lisbonne. Il n'y a encore que le PS français pour défendre ardemment son titre de parti socialiste le plus conservateur, pour ne pas dire ringard, d'Europe. Difficile de construire l'avenir avec des gens tournés vers le passé et incapables de faire des choix clairs.
12 août 2007
DSK rejoint Lang sur la Place des Vosges
Le couple Dominique Strauss-Khan - Anne Sinclair vient d'acquérir un appartement sur la célèbre Place des Vosges, située dans le très populaire quartier du Marais. Sur deux niveaux, l'appartement offre 240m2 de surface. D'après le Point, la transaction s'élèverait à plus de 4 millions d'€uros.
DSK rejoint un autre camarade socialiste qui demeure Place des Vosges: Jack Lang, qui y possède un appartement de 165m2 depuis 1984.
J'ignore comment François Hollande, qui "n'aime pas les riches", a pris la nouvelle...
Deuxième question, plus sérieuse. DSK est maire de Sarcelles et député de Seine St Denis du Val d'Oise. Ne sera t'il plus domicilié dans sa circonscription ? ou l'appart de la Place des Vosges est-il un simple pied à terre parisien ???
13 juillet 2007
Face à l'ouverture, le PS se ferme
Rien ne va plus au parti d'Epinay. Après avoir essuyé une troisième défaite aux présidentielles, le PS est déstabilisé par l'ouverture de Nicolas Sarkozy. Il était facile d'insulter de traître Bernard Kouchner et Bockel qui n'ont jamais eu de bonnes relations avec le parti. Mais plus difficile pour Jouyet, ami d'Hollande, ou Fadela Amara et Martin Hirsh. La droite qui s'occupe du terrain social avec des personnalités plutôt à gauche, c'est forcément une posture médiatique d'après la gauche. Et pourtant cette ouverture est plébiscitée par les français. Hollande, qui a échoué à rénover le parti en 2002 et à le faire gagner en 2007, reste étrangement Premier secrétaire. Les éléphants quittent le navire, Fabius prenant la posture du Sage et DSK se réfugiant au FMI. L'ex candidate est déjà campagne pour 2012...Vient ensuite le cas Jack Lang dont on ne peut pas contester l'ancrage à gauche. Le voila vilipendé comme un enfant pour avoir accepté de participer à une commission sur la réforme constitutionnelle à la demande du Président sarkozy. Commission où siègera également Olivier Schrameck, directeur de cabinet de Jospin de 1997 à 2002. Encore un traître...
Bref le PS reste plus que jamais englué dans son idéologie passéïste et sectaire. Elle n'a pas entendu les français qui souhaitent que les politiciens cessent leurs querelles pour travailler ensemble sur certains sujets. La démission collective demandée par Lang est à mon sens le seul moyen pour secouer le cocotier et en faire tomber les fruits trop mûrs. S'agissant de la rénovation des idées, je souhaite bon courage à Mme Royal et à ceux qui voudraient s'y atteler.
04 mai 2007
Rétro de la semaine
Ségolène Royal a continué cette semaine sa stratégie d'ouverture au centre. Celle qui considérait que Bayrou était pire que Sarkozy et qu'il était de droite a vite retourné son chemisier le soir du 1er tour. Allant jusqu'à laisser penser aux naïfs qu'elle nommerait Bayrou à Matignon, elle fait grincer des dents au PS où les couteaux sont déjà aiguisés pour le soir du 6 mai. D'ailleurs le béarnais est bien seul. Les deux tiers de ses sénateurs et les trois quarts de ses députés ont rejoint Sarkozy. Parmi eux on trouve quelques piliers de l'UDF : Maurice Leroy, Hervé Morin ou Jean Louis Bourlanges. Bayrou a mis ses amis encore plus mal à l'aise en annonçant qu'il ne votera pas Sarkozy. Le grand écart de Royal ne fait pas beaucoup bouger les lignes dans les sondages où on constate que les reports de l'extrème gauche s'effritent à mesure qu'elle se rapproche du centre. Un point positif tout de même : le meeting du stade Charletty visiblement très réussi.
Du côté de Nicolas Sarkozy, pas de changement de stratégie. Il s'en tient à son programme et à la valeur travail. Vis vis de l'UDF, le message est le même qu'avant le 1er tour : il y aura des ministres centristes au gouvernement et sa majorité sera ouverte.
La semaine a été marquée par le duel Sarkozy-Royal. Paradoxalement, Sarkozy est apparu beaucoup plus calme, serein et poli que sa rivale qui n'a cessé de l'interrompre, parfois sur un ton agressif. Revêtant ses habits de maîtresse d'école, elle a voulu montrer qu'elle avait bien appris sa leçon sur le nucléaire. Mais dommage, le chiffre était faux. Heureusement pour elle, Sarkozy s'est aussi trompé sur l'EPR. J'ai été sidéré du flou de son projet et de son manque de courage politique. Face à un Sarkozy très précis qui sur chaque sujet annonce la couleur, elle se contente de généralités. On sait en tout cas que si elle est élue on aura beaucoup de "discussions" dans le pays et que les "partenaires sociaux", représentant 8% des salariés, seront très sollicités. Difficile de connaître son opinion sur les retraites ou la Turquie où elle refuse de prendre position, juste avant de nous parler "d'audace". Dans les propositions démagos, on trouve le raccompagnement des femmes policières à leur domicile, ou encore les 5000 enseignants pour la rentrée prochaine qui vont se former en 3 mois cet été! Puis vient la colère simulée sur les handicapés où elle prétend ne pas être énervée (sic). Pour finir, plutôt que de répondre sur la question des qualités de son adversaire, comme Sarkozy l'a fait, elle préfère évoquer le débat d'idées...encore une question esquivée! D'après Ipsos, 40% des français ont trouvé Sarkozy convaincant contre 26% pour Mme Royal.
Ce matin, elle a encore préféré attaquer Sarkozy sur sa personne plutôt que de défendre son programme. Elle a mis en garde contre le prétendu danger du candidat UMP qui menacerait la paix civile. C'est sur qu'avec elle on sera tranquielle, c'est bien connu que pour ne pas faire de vagues il suffit de ne rien faire. Tout est bon chez les socialistes, y compris les attaques mesquines, pour essayer de tordre le cou aux derniers sondages qui sont catastrophiques pour leur candidate.
29 avril 2007
MAM à Orléans II
Deuxième et avant dernier message sur la visite de MAM pour évoquer le MJS. Une nouvelle fois, les jeunes socialistes nous ont montré tout l'irespect et l'intolérance dont ils sont capables. En effet, une quinzaine de militants du Mouvement des Jeunes Socialistes a préféré harceler le cortège d'élus et de militants qui accompagnait Mme Alliot Marie plutôt que d'aller défendre leur programme auprès des passants. Nous avons eu droit aux huées, aux sifflets et aux slogans ineptes de la part de personnes qui visiblement n'apprécient pas que des gens puissent avoir d'autres opinions que les leurs. Le député-maire d'Orléans a évoqué un comportement proche du fascisme et a, au terme de la journée, dialogué avec les jeunes militants UMP pour leur dire ce qu'il en pensait. Pour Mr Grouard, il nous a chargé de "transmettre", c'est ce genre d'action qui provoque des situations conflictuelles, des bagarres, et si on suit la logique jusqu'au bout, "on installe un jour la guillotine sur la place publique". Nous avons ensemble remarqué que quand une personnalité socialiste se déplace dans le Loiret, l'UMP ne se livre pas à ce genre de jeu puéril. D'ailleurs, l'usage républicain est d'accueillir convenablement un ministre quand il se déplace. Mais on sait bien que si les socialistes aiment se poser en grand donneur de leçons, ils ont beaucoup plus de mal à s'appliquer à eux mêmes les principes qu'ils défendent. Ainsi, Mme Royal qui prône la "République du respect" et critique la brutalité de Nicolas Sarkozy, ferait pas mal de balayer devant sa porte. Je ne pense pas que cette attitude donne une bonne image de la politique en général, et des socialistes en particulier. Mais je les comprends, il est bien plus facile de diaboliser le candidat adverse que de défendre un projet qui n'a pas évolué depuis 1997 voire 1981.
06 avril 2007
Royal copie Sarkozy !
Un court article pour vous dire mon étonnement sur le fait que Madame Royal pompe dans le projet de l'UMP et de son candidat. Premier exemple, celui de la création d'une cinquième branche de Sécurité Sociale destinée au financement de l'aide aux personnes agées dépendantes. La candidate socialiste reprend une proposition formulée depuis Juin 2006 par Nicolas Sarkozy. Ce dernier souhaite que cette 5ème branche se substitue à la Caisse Nationale de Solidarité Autonomie, et qu'elle soit co-gérée par la Sécu et les conseils généraux. En plus d'une clarification des comptes de la Sécurité Sociale, cela permettrait un pilotage efficace d'une politique globale pour le sproblèmes de dépendance, avec un accent mis sur le maintien à domicile et l'appui aux familles. Du côté de Madame Royal, après l'annonce très médiatisée de cette proposition, d'ailleurs absente de son pacte présidentiel, pas d'autres précisions n'ont été apportées. Second exemple, le débat sur l'identité nationale. Après le temps des critiques de "l'ignoble" proposition de Sarkozy de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, voila que sous l'égide de sa candidate, le PS ressort du placard ses drapeaux tricolores et se remet à chanter l'hymne national. Cette "réactivité" n'est pas très appréciée à la gauche de la gauche. Troisième et dernier exemple, celui des propositions institionnelles où Royal reprend pratiquement toute sle spropositiosn faites par l'UMP au printemps 2006. Je la remercie donc, ainsi que les militants socialistes, de défendre une partie de notre programme!
04 mars 2007
Le bilan de la Reine du Poitou
Ségolène Royal a été élue en 2004 présidente de la Région Poitou-Charentes face à l'UMP Elisabeth Morin, et non face à Jean-Pierre Raffarin comme elle se plait à le dire. La candidate socialiste affirme vouloir généraliser son action régionale à toute la France. Penchons nous donc un peu sur son bilan.
Madame Royal est toujours prompte à défendre le pouvoir d'achat des français. Pourtant, elle a exposé les ménages de sa région à un véritable matraquage fiscal. De 2004 à 2006, ce sont 44 millions d'€uros supplémentaires qui ont été ponctionnés. Ainsi, les taxes sur le foncier bâti et non-bâti ont progressé de 12% en deux ans, avec un taux (pour le bâti) supérieur à 25% au taux moyen des autres régions. Autre cible de Royal : les automobilistes. Toujours sur 2004-2006, la taxe sur les cartes grises a pris 17%. Cela ne suffisant pas, une taxe de 25€ a été créée sur les permis de conduire. Une façon d'aider les jeunes à passer leur permis! A sa décharge, et contrairement à ses collègues socialistes Présidents de Région, Madame Royal n'a pas augmenté la TIPP.
Alors question : à quoi servent ces prélèvements supplémentaires? A financer des dépenses pour l'avenir....perdu! Ce sont en réalité les dépenses de fonctionnement qui ont explosé : +17% en 2005, +11% en 2006 et +25% prévu en 2007! Par conséquent, le fonctionnement du Conseil Régional coûte 32€ par habitant contre 23€ en moyenne pour les autres régions. Fidèle au dogme socialiste, la Région a embauché des fonctionnaires à tour de bras, faisant grimper les dépenses de personnel de 57% en 3 ans. L'investissement, pourtant essentiel pour l'avenir, est le grand perdant de cette politique. Il a tout simplement baissé de 3.3% en 2005 et 2.1% en 2006. Par exemple, Ségolène Royal qui flatte toujours les jeunes les oublie quand elle répartit son budget : pas un €uro supplémentaire pour la formation professionnelle, et surtout une chute de 18% pour l'investissement dans l'Enseignement (-12% pour les lycées). Mais elle a tout de même octroyé aux lycées un budget participatif de 10 millions d'euros. Ils sont dépensés en priorité pour les garages à vélo et le remplacement des rideaux, pendant que les rénovations de toitures, le désamiantage et les travaux de sécurisation du gaz et de l'électricité attendent. Madame Royal vante aussi la gratuité des livres scolaires dans sa région. Il s'agit en fait d'un chèque de 70€ qui ne couvre pas l'achat de tous les manuels et qui n'est pas versé sous conditions de ressources comme cela était pratiqué sous la droite. En outre, Madame Royal aime subventionner pour investir grace à un outil qu'elle a créé : le Fonds Régional d'Intervention Local. Il est doté d'environ 8 millions d'euros pour soutenir les travaux dans les communes. Et la, il vaut mieux être un élu de la circonscription de la député Royal puisque elle est destinataire de 24% des sommes allouées par le FRIL, alors même que cette circo ne représente que 5.3% des habitants de la région. Et si l'élu est de droite le FRIL lui subventionnera parfois 2% de sa dépense contre 65% si il est de gauche!
Et oui, le sectarisme est l'autre facette de la présidente de région. Elle est odieuse avec le personnel, comme quand elle était ministre, et ignore l'opposition. D'ailleurs les commissions se réunissent beaucoup moins que quand la présidence était UMP. Même les élus PCF dénoncent le fonctionnement du Conseil Régional : "le cabinet préparant les rapports, de nombreux présidents de commisions n'ont connaissance des rapports présentés à l'Assemblée que lors de leur distribution 7 jours avant" (Mme Carmouse, vice présidente PCF). Pour finir je vous propose de découvrir la Vel-Satis attitude de Ségolène Royal.



