Blog de Romain Soulas, citoyen engagé.

Conseiller municipal d'Olivet, militant de la droite républicaine.

09 mai 2008

Un très bon 8 mai

La veille de cette journée, j'ai pu apprécié le son et lumière sur la cathédrale et le concert de Martin Solveig. Plus de 10000 jeunes massé place de Loire pour faire la fête, le pari est réussi pour Serge Grouard.

Jeudi, la matinée est placée sous le signe de la commémoration de la victoire de 1945. Pour cette 1ère cérémonie officielle de la mandature, le conseil municipal est bien représenté. Je suis surpris en arrivant car il y pas mal de monde. Les pompiers sont venus nombreux et je remarque que certains sont assez jeunes. Bel exemple d'engagement au service de la collectivité. Il y a bien sûr des anciens combattants, des militaires et l'harmonie municipale. Le cortège part de la mairie vers le monument aux morts. Des discours sont prononcés puis viennent le dépôt des gerbes et la sonnerie aux morts. Un pompier ne résiste pas à la chaleur mais ses collègues lui apportent l'aide nécessaire. Nous nous dirigeons ensuite vers Yvremont où le maire prononce son discours. L'harmonie municipale joue quelques morceaux. Pour terminer, nous nous réfugions au centre culturel où des agents de la ville nous servent des rafraîchissements. Cette commémoration peut parfois paraître has been mais le temps qui passe ne doit pas nous faire oublier le courage de ceux qui ont combattus l'envahisseur devenu occupant. Le souvenir est également essentiel  pour ne pas reprendre les mêmes chemins qui ont conduit aux horreurs de cette guerre.  Ce doit être aussi  une motivation  à poursuivre  la construction européenne. Je me souviens d'un discours de Simone Veil pendant la campagne pour le TCE. Contrairement à la jeune génération pour qui l'Europe a un objectif principalement économique, elle y voyait surtout une garantie pour la paix. Quand on a connu que cette dernière il est difficile de s'imaginer à quel point elle est fragile. Ces cérémonies nous permettent de ne pas l'oublier.

La journée continue à Orléans pour les fêtes de Jeanne d'Arc.  Nous cuisons dans la tribune en regardant le  défilé militaire. Avec conviction, Serge Grouard prononce un discours aux accents gaulliens. Rachida Dati rend hommage aux orléanais pour leur fidélité à Jeanne d'Arc. Implicitement, elle condamne sa récupération politique par le FN. C'est ensuite le défilé pour lequel je me joins à mes collègues élus d'Olivet. Nous sommes six, plus le maire, ce qui fait de notre "délégation" une des plus importantes des villes de l'AgglO. Nous nous mettons en ligne pour faire quelques pas de danse sous l'oeil amusé des spectateurs et de notre maire. Je suis étonné par le nombre de personnes qui se massent derrière les barrières tout au long du cortège. Malgré la chaleur, ce fut un agréable moment.

   

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Le drame birman

On ne connait pas beaucoup la Birmanie. Sans doute parce que c'est un des pays parmi les plus fermés du monde et où  la junte militaire ne laisse pas beaucoup d'informations filtrer. La Birmanie est au bord du Golfe du Bengale entre le Bangladesh et la Thaïlande et compte près de 50 millions d'habitants. Elle a acquis son indépendance du Royaume-Uni en 1948. La démocratie parlementaire ne résiste pas au coup d'Etat militaire du général Ne Win en 1962. Au pouvoir jusqu'en 1988, il impose des réformes socialistes sans pour autant se ranger dans le bloc soviétique. En 1988, des manifestations sont violemment réprimées par l'armée et Ne Win laisse le pouvoir à une nouvelle junte militaire. Sous la pression populaire, des élections libres sont organisées en 1990. La junte espère légitimer son pouvoir mais c'est le parti d'Aung San Suu Kyi, opposante démocrate, qui remporte largement le scrutin. Les élections sont annulées et depuis Aung San Suu Kyi est régulièrement emprisonnée ou mise en liberté surveillée. Elle reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1991. L'année suivante Than Shwe devient chef d'Etat et l'est encore aujourd'hui. Il se débarrasse en 2004 du Premier ministre Khin Nyunt, un de ses rivaux jugés trop modérés. En interne, les luttes de pouvoir sont importantes notamment avec Maung Aye, chef des armées et numéro 2 du régime. En 2005, la junte décide brutalement de transférer la capitale dans une ville nouvelle où les généraux vivent retranchés. En septembre 2007 de nouvelles manifestations sont réprimées. La dictature est donc dirigée d'une main de fer par Than Shwe qu'il est la réincarnation d'un roi. Quasiment paranoïaque, il se voit des ennemis partout et se fie beaucoup à l'astrologie. Il n'a pas hésité à faire tirer sur les manifestants en 1998 et en 2007 et a maintenu les universités fermées pendant 11 ans. Atteint d'un cancer du pancréas et de diabète, il aurait des moments d'absence et de démence. Le régime repose sur l'armée qui compte 400 000 hommes et qui contrôle tout. Elle utilise couramment le travail forcé et ne respecte pas les libertés fondamentales. La télévision diffuse en boucle la propagande de la junte et l'accès à internet est réservé à l'armée et aux entreprises. L'industrie est peu développée mais la production d'opium abondante.
Birmanie
Le cyclone Nargis a touché ce pays il y a quelques jours. Les autorités parlent de 23000 morts mais les observateurs internationaux avancent le chiffre de 100 000 victimes. Le cyclone ayant tout balayé sur son passage il y aurait 1,5 millions de sinistrés. La junte entend gérer seule l'aide internationale. Elle restreint l'accès des journalistes et des humanitaires au pays. La télévision montre des images de soldats distribuant des vivres mais en réalité ils sont bien peu nombreux à aider les victimes et détournent l'aide pour leur famille. Le referendum de demain sur la nouvelle Constitution est maintenu. Il doit permettre la tenue d'élections multipartites en 2010 et le transfert du pouvoir aux civils. Mais l'opposition y voit un moyen pour l'armée de conserver le pouvoir, à travers l'association du développement et de la solidarité. Dirigée depuis 1993 par Than Shwe, elle regroupe 15 à 18 millions d'adhérents. 

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Comment Ségolène Royal gère les débats dans son Conseil Régional...


Royal - Fountaine
envoyé par man_solo


Conseil Régional de Poitou-Charentes, février 2008.

Quelques semaines auparavant, Mme Royal et M.Fountaine, 1er vice président délégué aux Finances sont en désaccord. La 1ère veut recourir à l'emprunt pour équilibrer le budget, l'autre préfère augmenter les impôts de 2€. Fountaine a menacé d'abandonner sa délégation aux finances mais Royal a persisté dans son choix. Par solidarité, il a quand même voté le budget 2008. Mais cette différence de point de vue est trop lourde à supporter pour Royal qui décide de changer de vice président en charge des Finances. Fountaine restera vice président mais sans sa délégation aux Finances. Une délibération est alors présentée pour créer un poste de vice président supplémentaire. Et la c'est le clash. L'opposition invoque la nullité absolue de l'acte sans que Royal ne s'en inquiète. Le délai de convocation pour cette séance extraordinaire n'aurait pas été respecté. Mais surtout la présidente refuse de donner la parole à Jean François Fountaine, encore 1er vice président (PS) de l'assemblée régionale, avant le vote, comme c'est l'usage. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Jean François Fountaine critique cette "parodie d'assemblée démocratique" avec des propos qui laissent à penser que la gestion autoritaire de la région ne date pas d'hier. Il quitte l'assemblée suivit des élus Verts et de quelques élus de la majorité. Jacques Santrot, maire PS de Poitiers, décide de ne pas prendre part au vote pour marquer son désaccord tout comme Nicole Bonnefoy, autre élue PS. Pendant ce temps là, Fountaine improvise une conférence de presse dans le hall de l'hôtel de région et les élus de l'opposition partent saisir le tribunal administratif.
Voila pour l'ordre juste et la démocratie participative dans l'assemblée de Mme Royal. Avec une majorité aussi divisée, c'est à se demander si Ségolène Royal arrivera à se faire réélire Présidente de Région en 2010.


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01 mai 2008

Test : es-tu un vrai juriste?

Merci à Sandra (élève avocate) pour ce mail ! Je ne remplis pas encore toutes les conditions mais j'ai encore 2 ans d'entraînement pour y arriver. Les non juristes riront-ils?

Tu sais que tu es définitivement juriste quand :

1/ Le combat 'publicistes/privatistes', ça te parle

2/ Tu emploies les termes suivants dans ta vie personnelle : 'a fortiori ' 'y'a prescription'; ' notoire' ; 'en l'espèce' ; 'quid de '.; 'superfétatoire' ; 'in fine'; 'de facto'; 'nonobstant'; 'exonératoire'; 'imputabilité'; 'le cas échéant'; ' intuitu personae' ; 'eu égard'; ' de surcroît ' ; 'En tout état de cause' ; ' respectivement ' ; 'ipso facto' ; 'dirimant' ; 'arguer'; 'exorbitant de droit commun'; 'ça, ça va faire jurisprudence !'; ' de cujus' ; 'force est de constater' ; un 'contentieux entre eux' (au lieu d'une brouille) ; ' une collusion frauduleuse' ; 'l'autorité de la chose jugée'; ' délai de rétractation' ;'un vice caché ' ;'ya dol !' Ça peut donner dans une dispute conjugale : ' le juge du fond, qui n'est pas la moitié d'un con, ne saurait se laisser abuser par les allégations mensongères de la partie adverse, laquelle, de surcroît, ne verse à la procédure aucun élément ou pièce de nature à étayer lesdites allégations'.

3/ Tu ne peux pas acheter un billet d'avion, souscrire un abonnement chez Orange ou louer une voiture sans avoir lu les 3 pages de conditions générales écrites en Arial 0,5.

4/ Tu ne supportes plus que les gens parlent de la loi sur l'interdiction de fumer dans tous les lieux de convivialité alors qu' ils devraient savoir que c'est un décret, et que ça change tout (même si ça ne change rien). Et bien entendu la loi DISPOSE, elle ne saurait stipuler, alors que les traités et les conventions STIPULENT, c'est pourtant pas compliqué ! Et puis on 'fait' pas appel, on interjette, merde !!!!

5/ Tu te mets à traiter toute question, même personnelle, en deux parties, deux sous parties et deux sous sous parties, avec des titres qui se répondent.

6/ Dès que tu entends 'lancer de nains' et/ou 'Morsang-sur-Orge', dans ta tête tu te dis CE. 27 octobre 1995 Commune de Morsang-sur-Orge : principe de dignité de la personne humaine! C'était un arrêt d'assemblée?

7/ Tu gardes à l'esprit que la juridiction administrative 'considère' tandis que l'autorité judiciaire 'attend'.

8/ Quand tu roules sur les Quais devant l'Île de la Cité, ce n'est pas la Conciergerie qui t'émeut mais la C.Cass.

9/ Au lieu de dire 'je t'aime' tu as déjà susurré à l'oreille du/de la bien-aimé(e) : 'mon intention libérale envers toi est irréfragable...' (P.E.G.) Au lieu de dire 'j'ai trouvé ce truc par terre' tu dis 'Hé les gars j'ai trouvé une res nullius!'; au lieu de dire 'arrête de te plaindre, c'est d'ta faute' tu dis 'Nemo auditur propriAm turpitudinem allegans', au lieu de dire 'dis donc, tu m'avais promis!' tu dis 'héo, pacta sunt servanda!' ......ça te venge des 3/20 que tu récoltais au collège en latin.
Systématiquement, lorsqu'un de tes amis change d'avis ou de programme, il a droit à 'Mais c'est quoi ce revirement de jurisprudence'.

10/ Tu ris aux blagues de juriste :

Q: Quel est le point commun entre un string et un commentaire d'arrêt ?

R : Il faut coller à l'arrêt.

Q : Que fait un juriste quand il se pose une question?

R : Il passe un coup de fil à un lamy...

In fine, tu réfléchis déjà à quels amis juristes tu vas pouvoir transférer ce mail ;-)))

Posté par Romain Soulas à 20:48 - Humour - Commentaires [4] - Permalien [#]

Entretien avec Hugues Saury sur le site de la ville d'Olivet

Hugues_SauryQue vous inspire le score que vous avez réalisé aux élections municipales ?

Hugues SAURY : Je pense que cette belle victoire résulte de trois facteurs.
D’abord le bilan de notre action pendant les sept dernières années. Nos concitoyens, par leur vote, ont validé le travail de la majorité sortante. Je les remercie pour la confiance qu’ils nous ont accordée. Je remercie également les élus et les services municipaux qui, grâce à leur efficacité, ont permis la réalisation de nos objectifs. Le deuxième facteur, décisif évidemment, tient à l’ambition et à la précision de notre programme. Nous avons clairement tracé le chemin que nous voulons suivre. C’est cela qui a su faire la différence. Enfin, il y a eu la campagne de terrain que nous avons faite, une campagne sérieuse et participative.
Ce succès est pour notre équipe un signe de confiance et une obligation d’accélérer encore ses efforts pour poursuivre le développement urbain, social et économique d’Olivet tout en lui conservant son cadre de vie.

  L ’équipe qui vous entoure a été largement renouvelée. Pourquoi ?
H. S. : En sept ans, une ville évolue avec son environnement. Les équipes doivent suivre le mouvement. J’ai rassemblé une équipe largement renouvelée, composée de femmes et d’hommes déjà engagés dans la vie publique olivetaine au sein d’associations, de clubs sportifs, une équipe qui représente au mieux les atouts de notre ville.

  Comment l’avez-vous composée ?

H. S. : Sur les 26 élus que compte la liste Olivet 2008, près de la moitié
entrent au conseil municipal pour y effectuer leur premier mandat. Ces nouveaux élus incarnent aux côtés des anciens, plus expérimentés, un élan nouveau pour Olivet. Ils nous apporteront leur réactivité, leur envie de faire et un regard neuf sur notre ville. Je suis certain que les « anciens » sauront faire profiter ces jeunes élus de leur connaissance du fonctionnement de nos instances. Je crois à la continuité et au renouveau mêlés. La composition de cette équipe reflète ces deux aspects, alliant l’expérience des uns à l’énergie réformatrice des autres.

La suite à lire ici

Posté par Romain Soulas à 19:11 - Orléans-Olivet - Commentaires [3] - Permalien [#]

30 avril 2008

La gauche en ébullition

Si à l'UMP l'heure est aux grincements de dents, au PS les dents rayent le parquet! Depuis la défaite de Ségolène Royal en mai dernier chacun y va de son livre...et de sa candidature. Candidature au poste de Premier secrétaire, à la présidentielle de 2012 voir même à celle de 2017, il y en a pour toutes les ambitions. Il faut dire qu'il y a de quoi faire. Après un peu plus de 10 ans passé à la tête du parti d'Epinay, François Hollande laisse une maison où la toiture prend l'eau et où les fondations s'affaissent. Une absence de leadership et une ligne idéologique rendue illisible par une synthèse qui sillonne entre, ceux qui peinent encore à digérer la mondialisation et restent attachés aux alliances traditionnelles (PCF), et ceux qui se dirigent vers une social-démocratie en regardant timidement vers le centre. Depuis 2002 la construction d'un projet, procédure rebaptisée "rénovation" depuis 2007, s'enlise et se perd dans le jeu des ambitions personnelles. Quant aux succès électoraux aux régionales de 2004 et aux municipales de 2008, ils relèvent davantage du vote sanction à l'égard de l'UMP que d'un vote d'adhésion aux socialistes.

En désaccord sur le projet et sans candidat naturel pour 2012, les socialistes se déchirent également sur la stratégie à adopter. Un Premier secrétaire présidentiable ou un Premier secrétaire non présidentiable et neutre ou encore un Premier secrétaire non présidentiable mais favorisant un présidentiable... Vous suivez? Dans les présidentiables, on trouve l'incontournable Ségolène Royal qui s'y prépare déjà, le maire de Paris qui s'il ne dit rien n'en pense pas moins et Martine Aubry qui réfléchit. Chez les non présidentiables neutres il y a Pierre Moscovici et Julien Dray. Ils jouent la carte du rajeunissement face à celle qui se définit comme "une candidate non déclarée", Marylise Lebranchu. Du côté des non présidentiables influents "pour le compte de", il y a Jean-Christophe Cambadélis pour DSK et Claude Bartolone pour Fabius. Après leurs réélections à Nantes et à Lyon, Ayrault et Collomb sont aussi sollicités mais ne semblent pas prêts à se lancer dans l'aventure. S'agissant de la présidentielle, la jeune génération entend bien bousculer l'ancienne : Pierre Moscovici menace d'être candidat s'il n'est pas élu Premier secrétaire et Manuel Valls pense tout haut à 2017.

Et puis pour augmenter le feu sous cette cocotte-minute, Nicolas Sarkozy manipule l'ouverture à merveille. En conspuant Eric Besson à l'Assemblée aujourd'hui, les députés PS ont montré que leurs plaies étaient encore ouvertes. Plus facile de crier à la traîtrise que d'essayer de comprendre pourquoi leur parti n'a pas su garder des gens compétents comme Besson ou Jouyet. A mi chemin, "d'Jack" défend le projet de réforme constitutionnelle que ses amis rejettent.

Il y aurait encore à dire sur le PS mais "à bâbord toute" ça bouge aussi. Le médiatique facteur s'invite chez Drucker cédant à la "pipolisation" des politiques. Besancenot est populaire bien au delà de l'électorat révolutionnaire. Jusqu'où ira celui qui travaille d'arrache-pied à la création d'un grand parti anticapitaliste? Si le PS adopte rapidement une position social-démocrate en s'alliant avec Bayrou, un espace important se libérera à gauche de la gauche. Une aubaine pour Besancenot  car ce n'est pas le PC qui risque de lui faire de l'ombre. La hausse du prix du gaz a fini de compromettre tout risque d'ébullition Place du colonel Fabien. Je vous épargnerai le cas tout aussi dramatique des Verts où comme au PS il y a un courant d'idée(s?) par personne. 

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28 avril 2008

Anne Roumanoff égratigne la droite couac-couac et Berlusconi


Anne Roumanoff 27 04 08 Radio Bistrot [fun+itv] VDP Drucker
par fullhdReady

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23 avril 2008

Une bonne révision constitutionnelle

Le coup d'envoi de la réforme constitutionnelle a été donné ce matin par la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de révision de la Constitution. L'enjeu est fondamental puisque la Constitution est le texte qui régit l'organisation des pouvoirs publics et leurs rapports entre eux et qui garantie des libertés publiques aux citoyens. L'actuelle constitution date du 4 octobre 1958 et a été initiée par De Gaulle. En réaction à l'échec du régime parlementaire de la IVème République, la Vème instaure un pouvoir exécutif fort; tendance confirmée par les révisions constitutionnelles de 1962 et 2000 qui introduisent l'élection au suffrage universel direct du Président (1962) puis le quinquennat (2000). Aujourd'hui le régime a fait ses preuves et n'est plus exposé aux mêmes risques que dans les années 50-60. L'objectif de la réforme est par conséquent de rééquilibrer les pouvoirs en faveur du Parlement qui est aujourd'hui étouffer par l'exécutif.

Voici les principales dispositions de la réforme :
- Le nombre de mandats présidentiels sera limité à deux. Evitera l'asphyxie du système  et ça favorisera le renouvellement. Débat : et pour les mandats locaux?
- Une loi organique fixera un nombre maximum de ministres. (la loi organique précise et complète la Constitution et est donc supérieure aux lois ordinaires. Elle est obligatoirement contrôlée par le Conseil constitutionnel). Limitera la possibilité d'avoir un gouvernement pléthorique (et couteux) d'une quarantaine de membres.
- Une loi organique définira les emplois pour lesquels une commission de parlementaires se prononcera avant que le Président n'exerce son pouvoir de nomination. Evitera les nominations complaisantes.
- Au delà de 30 jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels par le Président (art.16), le Conseil constitutionnel, saisi par un des deux présidents des chambres ou par 60 députés/sénateurs, vérifiera que les conditions de mise en œuvre demeurent réunies. Une relative garantie démocratique apportée à un pouvoir très exceptionnel mais qui pourrait s'avérer nécessaire (utilisé une fois en 1961 lors du putsch des généraux à Alger).
- Le droit de grâce présidentielle est encadré par l'avis préalable d'une commission.
- Le Président pourra venir s'exprimer devant une des deux chambres ou les deux réunies en Congrès. Un débat mais aucun vote pourront suivre le discours. A utiliser avec parcimonie pour ne pas occulter davantage le Premier ministre qui LUI est responsable devant l'Assemblée.
- Le Premier ministre n'est plus "responsable de la défense nationale". Il met juste en œuvre les décisions prises en la matière par le Président et les conseils et comité supérieurs présidés par le PR. Plus cohérent
- Les français établis à l'étranger seront représentés à l'Assemblée et au Sénat. Plus démocratique car ils restent des citoyens français et ont un rôle important en représentant la France à l'étranger (souvent économiquement).
- Une possibilité est ouverte pour que les parlementaires nommés au Gouvernement puis "débarqués" ou démissionnaires retrouvent leur siège sans passer par une élection législative partielle. Ce serait plus simple et moins couteux.
- Une commission indépendante se prononcera sur la délimitation des circonscriptions électorales. Evitera  les polémique sur un sujet sensible puisque le redécoupage  des circos est souvent utilisé à des fins électorales.
- Le Parlement devra valider la prorogation d'envoi de troupes à l'étranger au delà de 6 mois. En quelque sorte c'est la fin du domaine réservé du Chef de l'Etat ce qui n'est pas une mauvaise chose.
- Le texte législatif examinée en séance publique sera celui issu du travail en commission et non plus le texte initial du Gouvernement. Un gain de temps et l'obligation pour les ministres de mieux suivre le travail en commission.
- Le nombre de commissions des chambres parlementaires pourra être porté de 6 à 8. Très bonne chose car certaines commissions traitent aujourd'hui de trop de domaines comme la commission des affaires sociales et culturelles (santé, travail, éducation, université, famille, culture...)
- Les conférences des présidents des deux assemblées peuvent s'opposer à la procédure d'urgence qui interdit une seconde lecture du texte. Limitera l'usage de l'urgence qui est aujourd'hui abusif et qui prive les parlementaires des bénéfices de la navette parlementaire qui permet le "dialogue" entre les deux chambres.
- Le Parlement récupère la maitrise de son ordre du jour pour deux semaines sur quatre alors qu'il n'a aujourd'hui qu'une séance par mois pour faire examiner les textes de son choix. C'est LA grande avancée de cette réforme qui revalorise le travail des parlementaires. Ils pourront proposer davantage de texte et donc être force d'initiative sans avoir à avaler en permanence les projets de loi du gouvernement. Ce dernier va devoir s'adapter en proposant moins de textes et en les préparant plus en amont avec les parlementaires.
Une séance par mois est également réservé à un ordre du jour voulu par l'opposition. Un nouveau droit (équilibré) pour l'opposition ça ne fait pas de mal.
- Enfin, l'article 49.3 qui permet à un gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte et donc de passer outre l'avis du Parlement ne peut plus être utilisé que pour le projet de loi de finances, le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale et pour un texte par session (un par an). La encore on met fin à un système abusif où le Parlement était en quelque sorte censuré. On se garde toutefois la possibilité de surmonter une obstruction parlementaire par des amendements.

Pour conclure, il s'agit d'une réforme qui va bouleverser les rapports Gouvernement-Parlement en offrant aux parlementaires la possibilité de se faire réellement entendre. Le texte doit encore être examiné à l'Assemblée et au Sénat puis voté au Congrès (la réunion des deux chambres) où les voix socialistes sont indispensables. Seul regret : la répartition des rôles entre le Président et son Premier ministre est inchangé ce qui laissera la pratique d'un engagement présidentiel plus ou moins fort se poursuivre.

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20 avril 2008

Charles-Eric Lemaignen réélu à la tête de l'AgglO

Charles-Eric Lemaignen (UMP), adjoint au maire d'Orléans et président sortant de la communauté d'agglomération Orléans-Val de Loire, briguait un second mandat face à Christophe Chaillou (PS), maire de  St Jean de la ruelle. Le candidat de la droite l'a emporté sans surprise avec 47 voix sur 84.
Le second mandat de CEL s'annonce plus compliqué car le poids de la gauche s'est alourdi à l'AgglO avec le basculement à gauche d'Ingré, Chécy, St Jean de Braye...etc. Les villes de gauche concernées par la construction de la seconde ligne de tram, le projet phare (et suicidaire) de cette mandature, n'ont pas fini d'animer les débats de l'assemblée communautaire.
L'AgglO c'est également un bureau pléthorique de 29 membres dont 25 vice-présidents (sic), où le maire d'Orléans et son 1er adjoint ont préféré laisser leur place, notamment pour permettre à chacun des maires des 22 communes de l'AgglO d'être vice-président (re-sic) en charge d'un dossier.
A noter qu'Hugues Saury, conseiller général-maire d'Olivet, a été élu 2nd vice-président de l'AgglO en charge des territoires et du développement durable. 

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No stress à La Pirogue

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Pendant une semaine, pas besoin de courir entre un cours et une réunion ou entre une réunion et une soirée, pas besoin de s'occuper du ménage de la chambre, pas besoin de se demander si je vais aimer le repas vu le choix offert par le (super) buffet, pas besoin de se demander si je vais devoir mettre un pull, bref des vrais vacances !
Si vous avez un jour l'occasion d'aller à l'Ile Maurice, je vous conseille l'hôtel de La Pirogue pour sa beauté, la qualité de ses prestations et la gentillesse de son personnel qui, à l'image des mauriciens, fait tout pour que les touristes soient bien accueillis, ce qui n'est pas le cas partout.
Un carton jaune à Air France qui pratique encore le surbooking et qui a failli gâcher mes vacances.

Même à 10500km de Paris ma conscience professionnelle me rattrape : je révise mes cours en vue des partiels :

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